« Rdv en terres inconnues : peuples d’Amazone ». Qui a la recette magique du bonheur ?

Les habitants de la forêt Amazonienne… Ils vivent isolés, dans de minuscules communautés ; une dizaine d’habitants, une centaine maximum, pas plus. Ils sont loin de la civilisation, parfois très loin.

La plupart naissent, grandissent et meurent ici, dans leur petite communauté, sans même avoir voyagé, travaillé ou vécu en dehors. Beaucoup n’en ont pas l’envie.

Ils n’ont pas de grands rêves, d’objectifs, d’attentes, ni de plans de carrières, de compte épargne logement, d’assurance vie, de cotisations retraite complémentaire, et autres étrangetés de la sorte.

Ils se contentent de ce qu’ils ont, tout simplement. Leur richesse, c’est leur famille, leur communauté, et leur nature. Vie simple, richesse simple, bonheur simple… Sans attentes démesurées, ils ne se posent pas 10 000 questions et ne se torturent pas l’esprit comme nous le faisons.

J’ai ainsi senti parfois davantage de bonheur ici, que chez nous en France. Bien sûr, ils ont certains malheurs que nous n’avons pas chez nous, mais toute vie a ses malheurs. Et puis… Ce n’est pas ce qu’on vit qui est important, mais la façon dont on vit les choses. Et leur façon de vivre les choses, elle est simple…

Ces personnes, comme le disent les gens de la ville, ne sont « pas intelligentes », ou alors « simples ». Mais c’est cette simplicité d’esprit leur confère un cœur pure, un mental sain et une gentillesse déroutante. Et si c’était ça l’intelligence ? L’intelligence du cœur…

Mais aujourd’hui, avec la globalisation, notre modèle « gagner plus pour être heureux » a pris le pas sur leur modèle « se contenter simplement de ce que l’on a ». Il s’est emparé des communautés… Le capitalisme à outrance, s’est engouffrée jusqu’aux entrailles de la forêt amazonienne, suçant jusqu’à la moelle les arbres, l’esprit de la nature et la simplicité de ses habitants. Ils commencent à vouloir davantage : le dernier I-phone, la télé… A avoir des attentes, à ne plus se contenter de ce qu’ils ont… A vouloir toujours plus ! On les comprend, on s’est fait avoir de la même façon.  Mais est-ce que cela n’est-il pas préjudiciable ? Je vous demande de disserter sur le sujet, vous avez 4 heures…

Pour les sortir de la pauvreté, notre esprit occidental va nous pousser à vouloir les aider, financièrement, structurellement, etc. Mais cela en vaut-il vraiment la peine ? Pour qu’eux aussi à leur tour, se créent des attentes, des envies, et du malheur ?

Ce voyage au tour du monde a quelque peu changé ma façon de voir les choses. Aujourd’hui, je me pose la question de savoir si accompagner certaines personnes, dans les zones rurales des pays du sud, à ce qu’ils sortent de la pauvreté, même par eux même, est une bonne chose…

Mieux vaut être pauvre et sans attentes ou moins pauvre avec des attentes et des envies ? Difficile à dire, je n’ai jamais été à leur place…

Nous ne comprenons pas leur façon de vivre, nous pensons qu’ils n’ont pas de chance et qu’il faut les aider… Mais acceptons ce que nous ne comprenons pas. Pourquoi ne pas leur laisser gérer leur propre vie, de façon autonome, sans leur imposer nos modèles préconçus. Ce n’est pas parce que nous avons le porte monnaie et l’ « intelligence » que nous avons la recette magique du bonheur !

2 commentaires sur “« Rdv en terres inconnues : peuples d’Amazone ». Qui a la recette magique du bonheur ?

  1. Et oui Nicolas il faut bien distinguer pauvreté et misère. La richesse n’a rien à voir avec le bonheur. Et beaucoup de bourgeois n’arrivent même pas à créer les conditions de leur bien être matériel.
    Alors, vouloir sortir les gens de la misère, ok, mais de la pauvreté non ! Et tu saisis l’escroquerie que représentent toutes ces associations et ONG « humanitaire » qui se servent de l’image du « pauvre tiers-monde » pour dissimuler des manoeuvres bassement industrielles et politiques. Aller construire une école en Afrique ? Super, mais pour y apprendre quoi ? « nos ancêtres les gaulois », bien trop souvent encore. Et une fois tout la savoir des blancs acquis, impossible de rester au village, on rejoindra les bidonvilles métropolitains. Mais au fait, ces gens n’ont-ils rien à apprendre à leurs enfants pour qu’on vienne leurs construire des écoles républicaines jusque dans leurs village ? Si, et même énormément de choses, toute leur culture en fait. De plus les langues régionales sont combattues par « la francophonie ».
    Nicolas profite bien de ce séjour. Mais si je peux me permettre, ces gens t’offrent tout et ils te demandent une seule chose. Il faut donc que tu le fasses, Nicolas. C’est ton devoir. Fais l’amour à la prof.

  2. merci pour ce beau commentaire !!! Et oui on relativise pas mal de choses en voyage. Je ne pense pas que toutes les ONGS et associations humanitaires dissimulent des manœuvres industrielles et politiques. Mais on devrait effectivement laisser davantage d’espace à ces personnes et arrêter de croire qu’on détiens en occident la vérité
    Tu m’as beaucoup fait rire concernant la professeur… Non je ne pouvais pas lui faire l’amour, c’était vraiment pas possible pour moi

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