5 jours de trajet pour l’Amazonie – épisode 2

Lors du précédent épisode…

Pour me rendre en Amérique du sud, il m’a fallu prendre 3 vols, avec exactement 3 retards, soit un total de 3 jours de trajet…Episode 1 à lire ICI

Me voici enfin arrivé à Quito. Mais il me faut encore prendre 4 bus pour l’Amazonie… Et ce trajet va me réserver encore bien des surprises…

Pour tout vous avouer, l’optique de devoir prendre plusieurs bus sur plusieurs jours, pour arriver à une destination lointaine, en traversant différentes contrées, ça m’exalte ! Non, non, ce n’est pas mon côté masochiste (quoi que ?). C’est tout simplement parce que c’est une Aventure !

C’est un peu comme un jeu vidéo, mais dans la réalité !

Tu dois arriver à une destination finale.

Pour y arriver, tu dois passer plusieurs « mondes » (la montagne, le désert…).

Tu dois te débrouiller pour trouver des bus te permettant de passer d’un monde à l’autre.

Tu dois évaluer à chaque instant la situation, pour savoir quel est le bon choix à faire pour avancer au plus vite, pour prendre le bon chemin, pour garantir ta sécurité, et pour trouver de quoi dormir et te nourrir.

Il y a toujours des situations imprévues à gérer !

Il y a un peu de risque, d’insécurité, c’est exaltant (bon d’accord… Je suis peut-être un peu masochiste)

Sauf qu’ici, dans la réalité, il n’y a pas de princesse à sauver à l’arrivée (mais il y a des Amazones !)

Je dois donc prendre 4 bus pour arriver de Quito à Tarapoto, et passer 4 mondes différents.

Allez… Partons pour ce jeu vidéo réel !

1er monde, 1er bus : la ville

Je dois me rendre de l’aéroport à la station de bus de Quito. De là, je pourrai prendre un autre bus qui m’amènera à la frontière péruvienne. Plus de place dans le bus ! Je monte donc à l’avant, juste à côté du conducteur.

Sur le périphérique et les artères de Quito, c’est l’anarchie. A côté, le périphérique parisien, c’est le monde de Oui-Oui ! Sur la 3 voie, personne n’enclenche le clignotant pour doubler, des voitures s’arrêtent et s’immobilisent en pleine voie sans mettre les warnings, des passagers traversent en courant, et notre bus lui s’arrête sur la bande d’arrêt d’urgence pour déposer les passagers. J’ai une vue panoramique, et j’ai peur !

2ème monde, 2ème bus : les plantations de bananes

A la station de bus de Quito, je dois trouver un bus qui m’amène à la frontière péruvienne. C’est la jungle urbaine, il faut décrypter les écrans, les cris des chauffeurs, et se frayer un chemin dans la foule pour trouver son bus.

Un bus part à 22h et arrive à 10h du matin à la frontière. Je m’écroule de fatigue et dort comme un bébé.

Au réveil, j’observe les champs de bananes, près de Machala. Cette ville est la capitale mondiale de la banane. Et chaque année, lors de la fête de la banane, ils élisent la reine mondiale de la Banane ! Une Miss banane en quelque sorte…

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Vous savez, les fameuses bananes d’Equateur que nous retrouvons dans les rayons de nos supermarchés, elles viennent d’ici. Durant des dizaines et des dizaines de kilomètres, les champs de bananes s’étendent à perte de vue. Parfois, les plantations laissent place à un aérodrome, sur lequel des avions décollent pour éprendre des pesticides. Ici, aucun arbre, aucune biodiversité, mais des terres et des habitants ravagés par les pesticides.

Image provenant du site internet lemonde
Image provenant du site internet lemonde

Une des raisons pour laquelle il est important de privilégier les bananes bio et équitables, afin d’éviter ce carnage. On est tous responsable en tant que consommateur !

Arrivé à la frontière, il me faut maintenant trouver un bus pour Piura, au nord du Pérou. De là, je pourrai partir pour l’Amazonie. A la frontière, comme à chaque frontière, de nombreux rabatteurs me tournent autour. Ma mission est de les esquiver ou de m’en débarrasser… Pas toujours évident ! L’un d’entre eux m’appelle :

« Hey Chino, chino (hey chinois, chinois) ». Heuuu… Est-ce que j’ai vraiment une tête de chinois ?

Je trouve un bus. Il part à midi. Il est temps de déjeuner. Au Pérou ou en Equateur, partout, dans les stations de bus, dans la rue, au menu, c’est pollo (poulet), pollo, pollo, pollo et pollo, avec arroz (riz) et papas fritas (frites). Et vu la gueule du pollo, il n’a pas l’air d’être élevé en plein air. Pas envie de manger de la volaille élevée dans des cages et dans des conditions atroces ! Alors pendant ces 3 jours de transport, je me nourri exclusivement de riz, de frites et de fruits. Finalement, voyager sans manger de viande, ce n’est pas si difficile que ça !

Et mon vendeur préféré, c’est lui ! Il vend son lait directement de la mamelle de ses chèvres, en pleine rue !

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3ème monde, 3ème bus : la mer et le désert.

Et

4ème monde, 4ème bus : la montagne et l’Amazonie

La suite au prochain épisode…

Un commentaire sur “5 jours de trajet pour l’Amazonie – épisode 2

  1. Toujours attentif à la sécurité, à l’écologie, à l’aventure, à la nouveauté ….et à la beauté ! C’est bon Nicolas ! Allez, allez bon sentier

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